Publié par Patrick Hamel

Le constat

« Quoi? vous allez passer mes offres d’emplois sur Twitter, Facebook et LinkedIn?! » « Ça veut dire qu’on aura pas le contrôle sur qui verra nos offres… Wo, ça va trop vite, on veut garder le contrôle! »

C’est le genre de réponse que je reçois régulièrement, lorsque j’offre à des entreprises d’afficher leurs offres d’emplois non seulement sur un site web mais de les propulser sur les réseaux sociaux. Évidemment, une vaste majorité des gens savent apprécier la visibilité incroyable que les réseaux sociaux peuvent procurer à leur entreprise mais pour d’autres, cela est considéré comme un risque, une sorte de violation de l’identité de l’entreprise. Et pourtant, lorsqu’on questionne un peu la personne, elle se raisonne souvent par elle même.

« N’importe qui peut voir notre offre, ça n’a pas de bon sens! » -Oui, comme votre offre payée à grands frais dans le journal local à tirage fixe ou votre panneau « On embauche » sur le bord de la route. Si y’a une chose qu’on ne contrôle pas avec les réseaux sociaux, c’est effectivement le nombre de personnes qui la verront, contrairement à la pub éphémère dans le journal local qui au mieux, existera 2-3 jours de plus, dans le fond d’une cage à perruche. C’est là toute la beauté de la chose, le côté viral des réseaux sociaux, au service de votre entreprise.

« Ouais mais on a une identité corporative à protéger! » – À cela, je réponds par une question: En quoi, le fait d’afficher sur le web, met en péril votre image corpo si vous conservez 100% du contrôle sur le contenu de l’offre?

« Ouais mais afficher sur Facebook ou Twitter, ça fait pas sérieux, c’est seulement des niaiseries » – Entre des photos de soirées et des nouvelles d’un ami, une offre d’emploi pour un internaute, ça se prend bien et il risque de l’envoyer à sa centaine de copains…  contrairement à votre offre d’emploi judicieusement coincées entre l’horoscope de Madame minou et la pub de liquidation de divans en cuirette chez Meubles machins dans votre journal local…

Bref, la visibilité élargie et surtout exponentielle, que procurent les réseaux sociaux, semble donner un vertige à certains dirigeants qui, avec un bon processus de dotation, ne peuvent que tirer profit d’un affichage massif sur les réseaux sociaux. Ceux-ci ne font qu’agrandir l’entonnoir pour attirer un plus grand nombre de candidats potentiels, créant ainsi un problème très plaisant à gérer pour n’importe quel gestionnaire en ressources humaines.

Votre expérience

De votre côté, avez-vous déjà essayé de publier une annonce sur Facebook ou sur Twitter? Quels sont vos retours?


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comment recruter sur viadeo

Patrick Hamel

Patrick Hamel travaille pour la société Jobillico et anime également un blog dédié aux ressources humaines, à l’emploi et aux réseaux sociaux.

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Réactions

4 réponses pour “En 2011, les réseaux sociaux font encore peur”

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Commentaires

  • La question que je me pose est de savoir s’il existe des entreprises en France qui ne sont pas frileuses à propos des réseaux sociaux.
    La tendance outre atlantique et en Europe du nord est justement au recrutement sur facebook ou twitter. LinkedIn étant déjà bien établi comme un élément important dans une stratégie de sourcing efficace.
    Le fait même de poser la question du contrôle sur les réseaux sociaux est me semble t il le symptôme d’une forte incompréhension de ces canaux de communication

  • Vous avez tout à fait raison Alexis. Je pense aussi que le fait de dire « réseaux sociaux » entraîne tout de suite une certaine peur dans le monde pro.

    C’est certain, il n’est pas toujours possible de controler la diffusion d’une offre d’emploi mais dans tous les cas, plus elle est diffusée, plus elle devrait attirer de candidats.

  • Twitter: sebastienM7h99

    Hello

    Je comprends parfaitement la réaction des clients qui sur d’autres propositions réagissent de la même manière : la peur.

    Entre l’acculturation du client à ces nouveaux médias et le besoin de les former, il me semble que les professionnels du recrutement gagneront ainsi plus facilement de nouveaux clients sur ces nouveaux outils de recrutement.

    Je précise besoin de les former comme on forme un collaborateur à un nouveau logiciel pour faire baisser la peur et lui permettre d’être à l’aise face à un environnement nouveau..

    Pour ma part, je recommande davantage Twitter que Facebook qui est un réseau réservé au CAC 40 et à la génération Y mais non aux emos qui arrivent sur le marché.

    Au plaisir

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